Come non critico e negatore dei critici (mellette stendi

biancheria), posso scrivere di Duhamel con occhi obliqui

come diagonali luminose e virtuali.

Chi ti ha guardate come operaio non nha visto la tua

opera. Io ho visto la tua opera e poi mi sono accorto che

sai operare come « operaio baroco » in un’epoca

medievale.Passi dal legno al ferro, alla pietra all’acqua,

al gazon, vibrando colpi di timidezza nascosto dietro

linguaggi comuni, compiacuto di non essere mai

scoperto.

Ti aspetto per le Rivoluzione cosi come Dante e Virgilio

camminano nell’inferno.

Gianni di Luigi

Direttore


N’étant critique et réfutant les critique (ces « pinces à

linge »), je peux écrire sur Duhamel avec des yeux

oblique comme des diagonales lumineuses et virtuelles.

Qui t’a vu comme ouvrier n’a pas vu ton oeuvre. Moi, j’ai

vu ton oeuvre, alors je me suis aperçu que tu sais

oeuvrer comme un « ouvrier baroque » dans une

époque médiévale. Tu passes du bois au fer, de la

pierre à l’eau et au gazon, coups vibrants d'une timidité

cachée derrière des paroles communes, heureux de

n’être jamais découvert.

Je t’attends pour la Révolution à la manière de Dante et

Virgile cheminant en enfer.

Gianni di Luigi

Metteur en scène

Extraordinaire modeleur de bois, plexiglas, plastique,

marbres ou cuivre, Jean Pierre Duhamel a volontiers

quitté les vois étroites de la représentation académique

pour s’offrir une tranche de cynisme un tantinet

agressif . Dans une belle harmonie des matériaux (le

bois dominant toujours) le voilà qui présente une série

de beaux objets et d’outils aussi inutiles qu’angoissants

ou déroutants: du « dénoyauteur de boules » aux

« rouilles en cage » (la contrepèterie est de Breton) en

passant par cette curieuse enclume « hommage au

camarade de Paris »( ça vous rappelle quelque chose?)

ou par une guillotine symbole de la république, qui

coupe les boules.

Ces pinces qui écrasent le bois contre toute logique

dynamique et physique, cet appareil à torturer les

boules, ces pinces qui mordent ou s’agressent…

Voilà de quoi crisper, gêner, dérouter. D’autant plus que

les formes, les matériaux, l’agencement et le prétexte

artistique inciteraient plus au suave conformisme et à la

douceur induite par ce bois ou ce marbre poli à

souhait…

C’est aussi l’art de Duhamel. « je soigne mon travail sur

le plan technique mais en même temps, j’ai cette

volonté de truquer en détournant formes et matériaux.

Je ne veux pas provoquer mais si on se sent un peu

torturé comme mes créations, c’est que la vie elle même

est torture. Et l’acte de sculpter est aussi une torture du

bois » .

Parfois, sans abandonner son surréaliste dédain

Duhamel modèle dans la tôle un oreiller-ferraille sur

lequel les deux éléments de la pince à linge soupirent

hors la contrainte du ressort..et c’est ce « devant

profond plein d’odeurs légères … »Parfois, sans abandonner son surréaliste dédain

Duhamel modèle dans la tôle un oreiller-ferraille sur

lequel les deux éléments de la pince à linge soupirent

hors la contrainte du ressort..et c’est ce « devant

profond plein d’odeurs légères … »

Jeux d’enfance et de bouts de bois, de pierres ou de

ficelles..mais diablement bien ouvragés!

José Lenzini

Journaliste

« Les artistes ont parfois un petit coup de hache dans la tête »

Jacques Diderot


Jean-Pierre Duhamel fait du paradoxe un moyen

d’expression et sa recherche créé un langage d’une

logique et d’une cohésion peu communes. Né en 1952

à Toulon, ajusteur mécanicien défroqué, il sculpte avec

l’immatériel.


A 14 ans, il passe la porte des chantiers de la Seyne pour

devenir métalo. Le soir il découvre à l’école municipale

des beaux arts la puissance de l’art. Il est fort encouragé

par de belles personnes comme Max Michel professeur

de sculpture, Claude Viallat de support surface.

En contre point, il suit des cours le samedi à

la Fédération varoise du patronat dans un atelier

parfaitement académique.

A cette époque, il rencontre Gilbert Louage, Roger Van

Rogger , artistes locaux, exemples à suivre.


Les années 70, années tropicales

Sur les rivages de la Martinique, toujours en chantiers,

l’exotisme de ses orchidées et de ses femmes 

fleurs..juste le temps d’une expérience.


Les années 90, années de la Sérénissimes

Il travaille à Venise. Avec le metteur en scène Gianni di Luigi 

il fait la scénographie de « La nef des fous », des

sculptures éphémères pour la ville, des symposiums de

sculpture.


Les années 2000, les années carton

II crée une oeuvre à partir du carton. Il participe au

«passage de l’an 2000 » sur les Champs-Elysées avec la

Compagnie Generik Vapeur, il crée « la Ville en Carton »

aux Invites de Villeurbanne, il transforme l’église des

Batignolles en Mosquée (Paris)


Ces dernières années, dessins et peintures rythment ses

délires créatifs.


" Tout le passé dans le creux de ma main"